Google déploie son protocole pour accélérer le web

Google déploie son protocole pour accélérer le web

En 2012, Google présente le protocole SPDY qui vise à réduire le nombre d’aller-retour entre le client et le serveur, et par conséquent à
réduire le temps de chargement des pages web. Ce mécanisme a finalement été intégré au nouveau standard HTTP/2 dont les caractéristiques définitives ont été entérinées en février dernier. Le géant de la recherche veut aller encore plus loin que le HTTP/2 avec son protocole QUIC (Quick UDP Internet Connections) disposant d’un chiffrement équivalent au TLS/SSL.

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Le protocole QUIC vise tout simplement à réduire à néant le nombre d’aller-retour entre le client et le serveur lorsque le site a déjà été contacté une premièrefois. Grâce à QUIC, le client communique directement avec le serveur sans avoir à établir une connexion préliminaire. Cela est possible si les paramètres n’ont pas changé depuis la dernière connexion à savoir les adresses IP du client et du serveur ainsi que le certificat. Si l’un d’eux est modifié, QUIC réalise un échange complet.

Comme son nom l’indique, QUIC se base sur l’UDP et non sur le TCP ce qui permet à Google de tester son nouveau protocole très rapidement avec peu de contraintes. Le protocole QUIC est d’ailleurs intégré dans le navigateurChrome et dans les serveurs Google. Le géant du web peut ainsi récupérer de précieuses informations sur son fonctionnement. Selon Google, la moitié des requêtes entre les utilisateurs de Chrome et les serveurs Google se font via le protocole QUIC avec un gain pouvant jusqu’à une seconde pleine pour l’utilisateur final sur une simple recherche. Sur YouTube par exemple, la mise en cache des vidéos serait ainsi réduite de 30 %. Evidemment, Google proposera son protocole QUIC à la fondation IETF en charge du HTTP afin qu’il soit intégré le plus largement possible.

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