Google va mettre un terme au programme Glass Explorer

Google va mettre un terme au programme Glass Explorer
Google interrompt le programme explorateurs des lunettes connectées Glass et a confié à Tony Fadell, le père de l’iPod, la mission d’élaborer les prochains modèles destinés au grand public.
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Les Google Glass sont mises entre parenthèse, pour mieux revenir. C’est en substance le message délivré hier par Google. Dans un billet diffusé via Google+, le géant américain annonce la fin du programme explorateurs qui permettait aux personnes intéressées d’acquérir une version de développement des lunettes connectés pour 1 500 dollars. Les ventes cesseront à compter du 19 janvier.

Attention cependant car le géant américain ne jette pas l’éponge pour autant.

En réalité, le développement des Google Glass va se poursuivre. Mieux, le projet va même voler de ses propres ailes, au sein d’une unité indépendante menée par une des figures emblématiques de la scène high-tech : Tony Fadell.

Tony Fadell va travailler sur la prochaine version des Google Glass.

Si vous n’avez pas/plus son CV en tête, sachez que ce dernier a commencé par faire ses armes au sein de Constructive Instruments, une boite spécialisée dans les logiciels éducatifs. Il a ensuite été recruté par Apple au début de les années 90 pour travailler sur… l’iPod. En mars 2010, il a posé sa démission pour se lancer dans une nouvelle aventure, et donc pour fonder sa propre entreprise : Nest.

La suite de l’histoire, vous la connaissez déjà. Google a signé un chèque de 3,2 milliards de dollars l’année dernière pour acquérir l’entreprise et mettre la main sur ses produits, ses brevets, son savoir-faire et… ses employés. Tony a donc rejoint les effectifs du géant américain. Sacrée carrière, non ? Certes, et ce n’est pas fini car il va maintenant travailler sur une nouvelle version des Google Glass. Le plus beau dans l’histoire, c’est que cette dernière devrait être présentée avant la fin de l’année.

Qui pourra en profiter ? Toute la question est là, bien sûr, et il faudra attendre encore quelques mois avant d’y voir plus clair. En attendant, la firme a décidé de maintenir le programme Glass at Work. Il est donc encore un peu tôt pour enterrer ses lunettes connectées.

Les Googles Glass n’intéresse pas

Reste que les Goggle Glass semblent ne pas avoir convaincu. Selon Reuters, les développeurs se désintéressent eux aussi des lunettes connectées. Or, sans solide catalogue applicatif, point de salut. Sur les 16 développeurs interrogés, neuf d’entre eux ont tout simplement arrêté leurs développements faute de consommateurs ou en raison des limitations des lunettes.

Si on ajoute le prix des lunettes connectées : 1500 dollars et la multiplication des restrictions (interdiction dans certains cinémas ou en voiture), l’avenir ne semble pas vraiment radieux pour ce qui apparaît finalement plus comme un gadget.

2 rapports sur la même longueur d’ondes

Juniper Research conforte le rapport de Reuters. Selon le spécialiste, plusieurs obstacles sérieux entravent toujours le chemin des lunettes connectées, parmi lesquels un « time-to-market » beaucoup trop long et pire, le manque de cas d’usage clés pour le consommateur.

Mais la liste des doléances ne s’arrête pas là. Pour le cabinet, les inquiétudes des consommateurs et des Etats restent fortes concernant la vie privée et la sécurité. Pour Juniper Research, ces terminaux connectés ne seront pas acceptés avant que ces préoccupations n’aient été résolues ou apaisées.

En conséquence, juge Juniper Research, cet équipement est amené à rester un produit de niche à moyen terme, soit au moins durant les quatre à cinq prochaines années. L’étude estime ainsi que cette lente acceptation ne permettra pas de dépasser le cap des 10 millions d’unités d’ici 2018.

Pour autant, Juniper Research ne condamne pas ce marché, expliquant que celui-ci en est au même stade que le smartphone lors de son apparition au début des années 2000. Par ailleurs, le cabinet estime que l’arrivée d’acteurs de premier plan devrait contribuer à améliorer significativement les ventes durant les deux années qui viennent.L’avenir des Google Glass passe peut-être exclusivement par le B2B, à travers la mise en place d’applications métiers comme avec la SNCF.

Source : Zdnet + PresseCitron