Près de Toulouse, des menaces terroristes

sortaient toutes seules de l’imprimante

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La machine a été piratée et a imprimé près de 500 feuilles comportant des images violentes ou des messages à caractère terroriste.

Les employés ont eu une belle frayeur. Selon nos confrères de La Dépêche l’imprimante d’une papeterie de Toulouse (Haute-Garonne) a été piratée. Ainsi, mardi 27 octobre, sur près de 500 feuilles de format A4, des têtes décapitées ou des messages inquiétants comme "La guerre ne fait que commencer, bien fait pour ta gueule Samuel Paty" ou "Vous vous moquez de notre religion, on vous coupe la tête, c’est assez simple" étaient inscrits sur les feuilles de papier. 

"Au départ, on s’est dit que c’était un canular. On a des imprimantes, donc n’importe quel hackeur peut y accéder", détaille une responsable de la papeterie dans le quotidien régional alors que les salariés ont, tout d’abord, cru à une blague de mauvais goût. Mais après visionnage des images des caméras de surveillance, le gérant du site se rend compte que la machine a été activée à deux reprises dans la nuit : à minuit puis à 1h du matin.

"On vous surveille"

Ce n’est que lorsque l’événement s’est reproduit, deux jours plus tard, que les salariés ont commencé à s’inquiéter. Dans l’après-midi du 29 octobre, la même imprimante s’est de nouveau allumée toute seule, affichant de nouveaux messages et de nouvelles images tout aussi choquants que les précédents. Sur une des affiches, les salariés ont pu observer le président Emmanuel Macron et son épouse Brigitte mis en scène et accompagnés de la même menace de décapitation et d’un "On vous surveille".

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Les responsables de la papeterie décident alors de porter plainte "vu le climat très tendu à la suite de la vague d’attentats qui s’abat sur le pays". Selon La Dépêche, les enquêteurs de la police judiciaire de Toulouse ont été immédiatement dépêchés sur place pour réaliser les premières constatations.

Concernant les faits, le dirigeant du magasin soupçonne que l’imprimante, en libre-service, a été hackée par "un client" qui "a pu facilement relever son adresse IP pour la pirater à distance. Je n’en suis pas certain mais c’est une possibilité". Franceinfo précise également qu’une enquête pour "apologie du terrorisme", "menaces de mort par écrit" et "infraction en matière de système de traitement informatique" a été ouverte.

Source :  capital.fr