Prison ferme et amende record pour trois pirates japonais

En 2017, la maison d'édition Kodansha, un géant du secteur au Japon, avait porté plainte contre trois sites qui permettaient l'accès au téléchargement de mangas piratés et demandait 160 millions de yens (environ 1 million 336000 euros) de dommages.

Le 18 Novembre 2019, un jugement définitif (l'appel ayant été rejeté) a été rendu par le tribunal d'Osaka, en plus des dommages à payer, les administrateurs des trois sites ont été condamnés respectivement à trois ans et demi, trois ans et deux ans et quatre mois de prison ferme.

La consommation d’œuvres au format numérique est en plein essor au Japon, puisqu'elle dépasse maintenant celle au format papier. Les sites pirates sont en confrontation directe avec les éditeurs sur ce nouveau marché.
Kodansha est particulièrement touché par le phénomène, puisqu'il publie ses magazines hebdomadaires et mensuels en numérique depuis 2015, or, ce sont ces magazines qui proposent en nouveauté les mangas épisode par épisode avant que ceux-ci soient publiés sous forme de volume/recueil.

La lutte contre le piratage s'est donc intensifiée au Japon depuis quelques années, plusieurs sites sont tombés, des personnes ont été arrêtés. Les ayants-droits ne se contentent plus de demander aux sites de retirer les contenus pirates, mais passent au niveau supérieur avec les poursuites judiciaires, cela ne concerne pas que le Japon, puisque les gros éditeurs japonais ont aussi engagé des poursuites aux États-Unis.

Pour donner une idée de l'importance de Kodansha au Japon, quelques œuvres publiées par l'éditeur :
Akira, Sailor Moon, Les Enquêtes de Kindaichi, Great Teacher Onizuka, Love Hina, Fruits Basket, Ah! My Goddess, Fairy Tail, L'Attaque des Titans.

Source principale (anglais): SGCAFE