Light Phone : mobile ultra plat à 100 $… qui ne sert qu’à téléphoner

Oubliez les écran Amoled Quad HD, les huit cœurs et la 4G LTE à 350 mégabits par seconde, le Light Phone est un téléphone… qui téléphone et c'est tout. Un projet atypique — réellement pertinent ? — développé par une start-up de la pépinière de Google.

light-phone-sunset.jpg

Débourser 100 dollars pour décrocher de son smartphone, c'est ce que proposent Light et son Light Phone. De prime abord, le concept peut paraître intrigant, étonnant, farfelu en 2015 : un téléphone portable dont l'unique fonction est d'appeler et être appelé. Conçu dans un format carte de crédit de 4 mm d'épaisseur seulement — il peut donc se ranger dans quelques portefeuilles —, le Light Phone intègre un écran à LED, un panneau numérique classique, un port micro-USB pour la recharge, un logement pour carte micro-SIM et des boutons physiques pour allumer/éteindre le mobile et contrôler le volume sonore. Le Light Phone
peut fonctionner de façon autonome ou relié à un smartphone principal via une application Light App qui transfère alors les appels.

light-phone-main.jpg
À l'achat, cela vaudra pour le marché nord-américain, 500 minutes de communication sont intégrées. Pas de répertoire dans cet appareil, si ce n'est la numérotation rapide (« Speed Dial ») ou chacun des 10 chiffres du panneau renvoie à un numéro pré-enregistré. C'est une puce MediaTek MTK6250 qui anime ce petit tout. Une plate-forme conçue à la base pour les objets connectés, notamment les montres intelligentes. 

Light annonce par ailleurs une autonomie de 20 jours pour son mobile, soit environ 10 fois plus que certaines autonomies solides de smartphones actuels. La structure rudimentaire du produit est imprimée en 3D et se compose d'un bloc blanc immaculé.

light-phone-assemblage.jpg

Difficile toutefois de faire abstraction du prix. À 100 dollars, le Light Phone se positionne sur un tarif parfois 3 fois supérieur à celui des portables classiques, « non-smart », qui peuvent eux aussi appeler, mais également envoyer et recevoir des SMS, voire — même si le concept est ici de légèrement décrocher de cet appendice électronique — prendre quelques clichés et écouter de la musique. Des produits qui peuvent bien souvent tenir la charge un bon paquet de jours. Que reste-t-il alors au Light Phone ? Le discours principal (ou justification) de ses concepteurs est de remettre l'humain au centre de tout, de supprimer la barrière technologique qu'a pu dresser le smartphone entre les personnes. On a vu plus inspirée comme œuvre humaniste. Le Light Phone pourrait à la limite trouver un vif intérêt pour les parents souhaitant équiper leurs enfants d'un outil simple pour les joindre.
 
Le Light Phone mène actuellement campagne, pendant encore une trentaine de jours, sur la plate-forme de financement participatif KickStarter et a déjà atteint en quelques jours son objectif de 200 000 dollars.  

Source